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Résumés CPLF 2026 

Évaluation de l'usage des aérosols doseurs pressurisés chez les patients asthmatiques ou BPCO au niveau du service de pneumologie EHU d'Oran

Résumé PO14-382
Benatta F.D.*1 ; Messafeur A.2,3,4 ; Larabi F.2,3,4 ; Belghitri A.1,2,3,4 ; Ouardi A.1,2,3,4
1Service de Pneumologie EHUO ; 2, Université Oran1 ,faculté de Médecine , ; 3Oran ; 4Algerie

Auteur correspondant : Benatta F.D. 


Introduction

De nombreux dispositifs d’inhalation(DI) nécessitent des techniques manipulatoires différentes pour une utilisation optimale dans le traitement de l’asthme ou de la broncho-pneumopathie obstructive chronique (BPCO). Certains patients peuvent recevoir des types d’inhalateurs différents en traitement de secours et de fond, ce qui peut entraîner confusion et mauvaise utilisation. (1) L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la mauvaise utilisation des aérosols doseurs pressurisés chez les patients asthmatiques et BPCO au niveau du service de pneumologie de l'EHU d’Oran, et d’identifier les facteurs influençant la mauvaise utilisation des (DI). . .

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive et transversale réalisée auprès des patients suivis pour asthme et/ou BPCO, utilisant les aérosols doseurs pressurisés au niveau des consultations externe spécialisées de l'asthme et la BPCO de l'hôpital universitaire EHUO (Oran / Algérie, du 01/02/2025 au 01/06/2025

Résultats

Au total 120 patients ont été inclus, notre population d’étude était majoritairement féminine, avec 61,7% de sexe féminin, 38,3% d’hommes, soit un sex-ratio de 0,62. l ‘âge moyen était de 52 ans. avec des extrêmes entre 19 et 81 ans, ce qui reflète une population globalement adulte la tranche d’âge prédominante était entre 46ans et 55 ans, 77,5%, sont atteints d’asthme, 22,5% de BPCO. La majorité des patients (95%) utilisent un SABA, principalement pour soulager les crises respiratoires aiguës. En revanche, seuls 20% utilisent un CSI seul, et 12,5% un LABA seul. L’association LABA + CSI, indiquée dans le traitement de fond, est utilisée par 59,2% des patients. Cette répartition reflète une prédominance de l’usage des bronchodilatateurs de secours au détriment des traitements de fond anti-inflammatoires, ce qui pourrait traduire un contrôle insuffisant de la maladie respiratoire. En dehors des aérosols doseurs pressurisés (ADP), les patients utilisent également divers dispositifs d’inhalation. Le Turbuhaler est le plus fréquemment cité (37,5%), suivi de l’Aerolizer (30,8%) et du Breezhaler (20%). Les dispositifs comme le Handihaler, Accuhaler/Discus, Respimat, Genuair et Ellipta sont moins utilisés. Problèmes rencontrés lors de l'utilisation des aérosols doseurs 72,5% des patients ne rapportent aucune difficulté dans l’utilisation des aérosols doseurs pressurisés (ADP). En revanche, 14,5% signalent un problème de coordination entre l’inspiration et l’activation du dispositif. 13, 3% évoquent un problème de manipulation, tel que la difficulté à secouer l’ADP, à appuyer sur la cartouche ou à bien positionner l’embout buccal. , soit 96,7% de nos patients, ont bénéficié d’une formation, dont 88,3% ont appris la technique d’inhalation par leur médecin donc Le rôle central du médecin est clairement mis en évidence : il est la principale source d’information sur la technique d’inhalation.

conclusion

À travers cette communication en affiche les auteurs veulent insister sur les erreurs d’utilisation des DI particulièrement les ADP limitant leur efficacité, d’où l’intérêt d’une bonne éducation thérapeutique par le médecin sans oublier le rôle du pharmacien, pour avoir un bon controle de la maladie.

Références

[1] O. S. Usmani ; A. J. Hickey et al. : Impact du schéma d’utilisation des dispositifs d’inhalation chez les patients asthmatiques ou atteints de MPOC.

[2] M. Loukil, J. Mejri 2 et al. : Évaluation des techniques d'inhalation chez les patients souffrant d'asthme et de maladie obstructive chronique.


Benatta F.D. * ; Messafeur A. * ; Larabi F. * ; Belghitri A. * ; Ouardi A. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK