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Introduction
Les facteurs d'immunodépression chez les patients tuberculeux sont nombreux. Ces conditions affaiblissent le système immunitaire, rendant l'organisme plus vulnérable à la réactivation de l'infection latente et à la progression vers la tuberculose active, souvent de formes plus graves.
Méthodes
Étude rétrospective de 201 dossiers des patients hospitalisés au service de pneumologie au CHU IBN ROCHD de casablanca pour une infection à Mycobacterium tuberculosis, colligés entre janvier 2020 et janvier 2025. Comparaison de deux populations, immunodéprimés versus non immunodéprimés.
Résultats
Il s’agit de 89 femmes et 112 hommes. La moyenne d’âge était de 37 ans. 95 patients ont été considérés immunodéprimés et 106 non immunodéprimés. Les causes d’immunodépression étaient : infection par le VIH 5%, diabète 15%, alcoolisme chronique 29%, pathologies respiratoires chroniques sous corticoïdes 33%, néoplasie 3%, maladies inflammatoires 5%. Les comparaisons entre les 2 populations ont mis en évidence chez les immunodéprimés un antécédent de tuberculose plus fréquent 52%, une plus grande fréquence de formes disséminées 19% et une mortalité plus importante 33%. Il n’y avait pas de différence entre les 2 populations en ce qui concerne les signes d’appel cliniques ayant fait évoquer une tuberculose, le mode de diagnostic, les résultats bactériologiques ou les modalités thérapeutiques.
Conclusion
La réactivation fréquente d’une tuberculose chez les patients immunodéprimés et la gravité de l’infection chez ces patients doivent inciter à évoquer la tuberculose et à débuter rapidement un traitement efficace chez ces patients. La réalisation d’un traitement prophylactique en cas d’altération des défenses immunitaires devrait permettre de diminuer le nombre de réactivation de ces tuberculoses.