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Résumés CPLF 2026 

Perception de l’intelligence artificielle dans la prise en charge des allergies respiratoires

Résumé PO14-397
Jaouhari M.*1 ; Ikrou H.1 ; Farhat S.1 ; Halloumi O.1 ; Abdala S.1 ; Serhane H.1
1Service de Pneumologie, CHR Hassan II , CHU Souss-Massa, Laboratoire LARISS, FMPA, Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc.

Auteur correspondant : Jaouhari M. 


Introduction

L’intelligence artificielle (IA) occupe une place croissante dans le domaine de la santé respiratoire. Toutefois, son acceptation et son adoption dépendent fortement de la perception des patients. Cette étude a pour objectif d’explorer la perception de l’IA dans la prise en charge des allergies respiratoires.

Méthodes

C’est une étude transversale à visée descriptive réalisée auprès de 41 patients vu en consultation allergologie dans la période entre juin et aout 2025. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire puis saisies et analysées avec Google Sheets.

Résultats

Parmi nos patients, 66,7% étaient des femmes. La tranche d’âge de 30 à 50 ans représentait 58,3% des cas, 25% avaient plus de 50 ans et 16,7% de moins de 30 ans. Concernant le niveau scolaire, 33,3% étaient sans instruction, 33,3% avaient un niveau lycée, 25% universitaire, et 8,3% primaire/collège. Sur le plan clinique, 41,7% des patients étaient suivis pour une rhinite, 25% pour un asthme, et 33,3% pour les deux. En ce qui concerne les technologies de santé, 75% n’utilisaient pas d’applications médicales sur leur téléphone, 50% avaient déjà entendu parler de l’intelligence artificielle (IA) en médecine et 75% déclaraient ne pas avoir confiance en l’IA pour analyser leurs résultats (tests d’allergie, imagerie, etc. ). Par ailleurs, 69% n’étaient pas à l’aise avec l’idée que l’IA participe aux décisions médicales les concernant, et 80% ne pensaient pas que l’IA pouvait les aider à mieux suivre leur maladie. Les principales inquiétudes exprimées concernaient la perte de relation avec le médecin et le risque d’erreurs (76%), suivies de l’incompréhension de la technologie (30%). Enfin, 50% souhaitaient recevoir des rappels de médicaments via une application intelligente, 65% désiraient des conseils personnalisés selon leur état, tandis que 73% ne souhaitaient pas enregistrer leurs symptômes quotidiennement.

Conclusion

L’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise en charge des allergies respiratoires reste encore limitée dans notre contexte en raison de la réticence et du manque de familiarité des patients. Son adoption progressive, en complément du rôle du médecin, pourrait néanmoins améliorer le suivi et la personnalisation des soins.


Jaouhari M. * ; Ikrou H. * ; Farhat S. * ; Halloumi O. * ; Abdala S. * ; Serhane H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK