·
Introduction
L’asthme aigue grave (AAG) est définie comme une exacerbation inhabituelle avec obstruction bronchique sévère, responsable d’une insuffisance respiratoire aiguë, pouvant mettre en jeu le pronostic vital à court terme et nécessitant de ce faite une hospitalisation en milieu de réanimation avant d’adresser le patient vers un service de pneumologie pour suite de prise en charge et suivis adapté.
Méthodes
Nous rapportons une étude rétrospective portant sur 10 cas d’AAG transférés de la réanimation au service de pneumologie de l’hôpital 20 Aout de Casablanca sur une période allant de Avril 2022 à Mars 2025.
Résultats
La moyenne d’âge était de 32 ans, avec une prédominance féminine dans 60% des cas. La moyenne d’âge d’évolution de la maladie asthmatique était de 18,3 ans. Tous les patients étaient non observant de leur traitement de fond. Un antécédent d’hospitalisation en réanimation pour AAG a été retrouvé dans 30% des cas. La durée moyenne du séjour en milieu de réanimation est de 5 jours, l’exacerbation était compliqué d’un pneumomédiastin et d’une pneumopathie d’inhalation dans un cas chacun. Au service de pneumologie 20 Aout, la durée moyenne d’hospitalisation était de 6 jours. L’interrogatoire détaillé a révélé les facteurs déclenchants l’exacerbation dominés par l’origine infectieuse dans tous les cas, associé a une exposition aux allergènes dans 22,2% des cas ou le pneumallergène et l’allergie au paracétamol ont été incriminés dans 1 cas chacun. La prise en charge thérapeutique au service de pneumologie 20 Aout s’est basé sur la continuation du traitement d’exacerbation reposant sur les bronchodilatateurs de courte durée d’action en nébulisation dans tous les cas, associes aux anticholinergiques de courte durée d’action dans 1 cas, la corticothérapie injectable a dose de 120 mg/jour a été maintenue dans 2 cas avant d’entamer une dégression, 80% de nos patients ont reçu 80mg/jour de corticothérapie par voie injectable, tandis que la voie orale à dose de 40 mg/ jour a été reçu chez 2 patients dès leurs admission. L’antibiothérapie à large spectre a été poursuivis chez tous nos patients dont 5 cas de biantibiothérapies. L’instauration ainsi que l’adaptation du traitement de fond, l’éducation sur son utilisation, la sensibilisation sur les facteurs déclenchants, avec la mise en place d’un plan d’action personnalisé ont été effectués auprès de tous nos patients. Au final l’évolution était bonne dans tous les cas.
Conclusion
À travers ce travail, nous tenons à souligner l’importance de la prise en charge de l’AAG au service de pneumologie après stabilisation en milieu de réanimation, et le rôle crucial de l’éducation du patient asthmatique, avec la mise en place d’un plan d’action afin d’éviter toute récidive mortel.