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Introduction
La toux constitue un motif fréquent de consultation en pneumologie, souvent multifactorielle. En région saharienne, les conditions climatiques extrêmes -la forte variation de température, la sécheresse atmosphérique- vents chargés de poussières, et expositions fréquente à des agents irritants pourrait exacerber ce symptôme en interaction avec d'autres facteurs comme le sexe, l'âge et le tabagisme. L'objectif de notre étude est d'évaluer l'impact combiné de ces facteurs sur la prévalence de la toux dans notre population saharienne.
Méthodes
Il s'agit d'une étude prospective, descriptive et analytique menée sur une période de 10 mois (juillet 2024 et mai 2025), auprès des patients consultant pour une toux dans un établissement public de santé de proximité à Mecheria (Algérie). Les données ont été recueilles à l'aide d'un questionnaire standardisé portants sur les caractéristiques individuelles, les antécédents médicaux et les expositions environnementales.
Résultats
Un total de 89 patients âgés de plus de 15 ans ont été inclus dans notre étude, avec une prédominance féminine (66,29% femmes, 33,7% hommes), la majorité était âgée de plus de 50 ans (59,55%). Plusieurs facteurs exacerbant la toux ont été incriminés : la majorité des patients (66,29%) ont signalé une exacerbation de la toux lors des périodes de vents de sable (37,28%), et durant les périodes des température extrêmes -fortes températures (20,33%) et le froid (42,37%)- y compris la sécheresse atmosphérique. Le tabagisme (actif et passif) était présent 51,68% des cas. Dans 34,83% de nos patients on a trouvé des antécédents respiratoires (asthme bronchique et bronchite chronique). L'exposition professionnelle (nomades, agriculteurs…) était identifié dans 21,34% des cas, et l'exposition domestique aux irritants (habitudes culturelle) est retrouvée dans 19,10% des cas. 14,60% avait une comorbidité cardiaque associée.
Conclusion
La toux en milieux saharien est multifactorielle. Influencé par le climat, le sexe, l'âge et les expositions environnementales. Les femmes et les sujets âgés semblent particulièrement vulnérables. Ces résultats appellent à une vigilance accrues en santé respiratoire dans les zones arides et à des mesures de prévention ciblées selon les profils du risque.