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Chimio immunothérapie néoadjuvante dans le CBNPC réséqué. Etude nationale multicentrique en vie réelle

Berteau L.*1 ; Ammi M.2 ; Justeau G.1 ; Copin MC.3 ; Septans AL.4 ; Leite Ferreira D.5 ; Morin C.2 ; Oulkhouir Y.1
1Service de Pneumologie et oncologie Thoracique, CHU ANGERS, France ; 2Service de chirurgie Vasculaire et Thoracique, CHU ANGERS, France ; 3Département de Pathologie Tissulaire, CHU ANGERS, France ; 4Departement de la Recherche et de l'innovation, CHU ANGERS, France ; 5Service de Pneumologie et Oncologie Thoracique, CHU CAEN, France

Auteur correspondant : Oulkhouir Y. 

Introduction

Depuis l’étude CheckMate-816 [1], la chimio-immunothérapie néoadjuvante s’est imposée comme un standard thérapeutique dans la prise en charge du carcinome bronchique non à petites cellules (CBNPC) résécable. Cependant, les données concernant son efficacité, sa tolérance et son impact chirurgical restent limitées. L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et chirurgicales des patients traités par chimio-immunothérapie néoadjuvante et d’identifier des facteurs associés à la réponse pathologique.

Méthodes

Nous avons mené une étude observationnelle multicentrique à partir du registre national français EPITHOR. Cette étude incluait les patients opérés d’un CBNPC après avoir reçu une chimio-immunothérapie néoadjuvante entre 2023 et 2026. Le critère de jugement principal était la réponse pathologique complète (pCR). Les critères secondaires comprenaient notamment la réponse pathologique majeure (MPR), la survie sans récidive (SSR) et la survie globale (SG).

Résultats

263 patients issus de 15 centres français ont été inclus. Une pCR a été observée chez 46,7% des patients et une MPR chez 62,3%. L’expression de PD-L1 était significativement associée à la MPR et à la pCR. Le stade cTNM était également associé à la MPR, mais pas à la pCR. La chirurgie consistait en une lobectomie dans 83,3% des cas ; 93,6% des résections étaient R0. Des effets indésirables liés au traitement ont été rapportés chez 67,1% des patients, majoritairement de grades 1–2. Le taux de complications chirurgicales était de 32,0% et la mortalité à 90 jours de 1,9%. À 2 ans, la SSR et la SG étaient respectivement de 76,8% et 90,7%.

Conclusion

Cette cohorte multicentrique française en vie réelle confirme la reproductibilité de la chimio-immunothérapie néoadjuvante, avec des taux élevés de réponse pathologique, une faisabilité chirurgicale satisfaisante et un profil de tolérance acceptable. L’expression de PD-L1 apparaît comme le facteur le plus fortement associé à la réponse pathologique. Ces résultats confortent la place de cette stratégie dans la prise en charge des CBNPC résécables.

Références

[1] Forde PM, Spicer J, Lu S, Provencio M, Mitsudomi T, Awad MM, et al. Neoadjuvant Nivolumab plus Chemotherapy in Resectable Lung Cancer. N Engl J Med. 26 mai 2022 ; 386(21):1973‑85. doi : 10,1056/NEJMoa2202170

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Berteau L. * ; Ammi M. * ; Justeau G. * ; Copin MC. * ; Septans AL. * ; Leite Ferreira D. * ; Morin C. * ; Oulkhouir Y. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.