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Analyse de la cascade dépistage-traitement des patients co-infectés tuberculose et VIH (TB/VIH), République du Congo (2015–2025)

Niyotwizeye J.*1 ; Akiera B. A.1 ; Ayande J.1 ; Ovoulaka T.1 ; Disu K. A.1 ; Kilonga D.1 ; Okemba-okombi F. H.1,2,3
1Direction du Programme National de Lutte contre la Tuberculose ; 2Faculté des Sciences de la Santé, Université Marien NGOUABI ; 3Service de Pneumologie, CHU de Brazzaville

Auteur correspondant : Niyotwizeye J. 

Introduction

La co-infection tuberculose/VIH aggrave le pronostic *vital des patients et impose la mise en œuvre des activités collaboratives TB/VIH recommandées par l'OMS. Cette étude décrit le profil des patients co-infectés et la cascade dépistage-traitement en République du Congo.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive transversale couvrant la période de 2015 à 2025 menée sur l’étendu du territoire national. Les caractéristiques sociodémographiques ont été analysées, ainsi que la cascade du dépistage et traitement TB/VIH. Les données utilisées étaient issues de la base de données existante du Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT). Ont été inclus dans l’étude tous les cas de tuberculose ayant un statut VIH documenté notifiés pendant la période d’étude.

Résultats

Sur 133 001 cas de tuberculose notifiés, 61 330 (46,1%) avaient un statut VIH documenté et 10 058 (16,4%) étaient confirmés VIH positifs. Le Sex-ratio était de 0,78 ; l’âge médian était de 41 ans ; Brazzaville et Pointe-Noire concentraient 73,9% des cas. L'incidence de la coïnfection a régressé significativement, passant de 122 à 44 cas pour 100 000 habitants. Le dépistage du VIH est passé de 13,6% à 86,1%, la couverture ARV de 34,6% à 92,4% et celle du cotrimoxazole de 28,2% à 90,8%. Le succès thérapeutique a progressé de 26,4% à 67,3%, mais 39,2% des patients cumulés restent non évalués.

Conclusion

La cascade dépistage-traitement TB/VIH s'est nettement améliorée en République du Congo sur la décennie. La forte proportion des patients non évalués appelle à un renforcement de la supervision et l’intensification des activités communautaires.


Niyotwizeye J. * ; Akiera B. A. * ; Ayande J. * ; Ovoulaka T. * ; Disu K. A. * ; Kilonga D. * ; Okemba-okombi F. H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.