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Introduction
Le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) est devenu un problème de santé publique majeur, de par sa prévalence élevée mais surtout de sa morbidité, notamment cardiovasculaire.
En absence de traitement il augmente l’incidence des évènements cardio-vasculaires. Objectif : L’objectif de ce travail est d’étudier les particularités cliniques et polygraphiques du SAS chez les patients atteints de cardiopathies ischémiques et ou AVC et établir un lien entre eux.
Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive qui a concerné des patients atteints de cardiopathies ischémiques ou AVC adressés au service de physiologie clinique CHU de Constantine (Algérie) pour une exploration du sommeil.
Tous les patients ont bénéficiés d’un examen clinique, des mesures anthropométriques et un enregistrement polygraphique.
Résultats
Notre population a comporté 36 patients dont 18 femmes, âgés en moyenne de 60 ±11 ans avec un IMC à 34± 6 kg /m2. 94±4% des patients sont hypertendues et 41± 7% sont diabétiques.
39% des patients sont atteints de cardiopathies ischémiques et 61% d’AVC Les symptômes majeurs sont les ronflements 94,4% et les pauses respiratoires 94,4%, le score d’EPWORTH à11±7 et le Stop Bang à 6±1 L’IAH moyen 22±21/h, la saturation moyenne 92±3% et l’index de desaturation29±24/h. un SAS sévère à 38,9% un SAS modéré à 22,2%.
Discussion : L’étude montre la prévalence élevée du SAS (78%) chez les patients atteints de cardiopathies ischémiques et des accidents vasculaires cérébraux.
Le risque de développer des évènements cardiaques est plus élevé chez les patients atteints de SAS modéré à sévère (78%).
L’association du SAS et l’HTA augmente le risque de survenu des évènements cardiovasculaires.
L’obésité favorise l’apparition du SAS et accroît le risque d’événements cardiorespiratoires. La répétition des épisodes de désaturations pendant le sommeil, marquée par un index de désaturation élevé, oriente vers la nécessité d’explorer une éventuelle hypoxémie nocturne.
Conclusion
La prévalence élevée du SAS chez les patients atteints de cardiopathie ischémique et ou AVC souligne la nécessité de suivi à long terme pour établir un lien significatif entre SAS et risque cardiovasculaire. Cependant l’impact du traitement du SAS est principalement sur la prévention du développement de ces évènements.