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Désaturations nocturnes T90 > 20% dans le syndrome d’apnées-Hypopnée obstructive du sommeil

Touahri R.*1 ; Gacem H.1 ; Saad R.1 ; Ketfi A.1
1Service de Pneumologie, Allergologie et Phtisiologie Hôpital de Rouiba. Université d'Alger 1, Algérie.

Auteur correspondant : Touahri R. 

Introduction

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est fréquemment associé à des anomalies de l’oxygénation nocturne. Le temps passé avec une saturation en oxygène inférieure à 90% (T90) constitue un marqueur important de la sévérité et du retentissement du SAOS. L’objectif de cette étude était d’identifier les principaux facteurs associés à un T90>20%.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 59 patients présentant un SAOS diagnostiqué par polygraphie ventilatoire et associé à un T90>20% dans le service de pneumologie de l'hôpital de Rouiba au cours des années 2025 et 2026. Les données cliniques, anthropométriques, les résultats des questionnaires d’Epworth et de STOP-BANG et les données de la polygraphie ont été recueillis.

Résultats

L’âge moyen était de 58 ans, avec une prédominance féminine (65%) et un IMC moyen de 37 kg/m². Un tabagisme actif était retrouvé chez 13,5% des patients. Les principales comorbidités étaient l’HTA (68%), les pathologies thyroïdiennes (32%), les cardiopathies (22%), la BPCO (10%) et les PID (8,5%). Les symptômes les plus fréquents étaient les céphalées matinales et la nycturie (63%), tandis qu’une dépression était rapportée chez 17% des patients. Les scores moyens d’Epworth et de STOP-BANG étaient respectivement de 10 et 4. La polygraphie retrouvait un SAOS sévère chez 47% des patients et un IDO>10/h chez 42%. Une gazométrie artérielle a été faite au cour de la journée ayant retrouvé une PaO2 < 70 mm Hg dans 4 cas et PaCO2 >45 mm Hg dans 3 cas. Une CPAP associée aux mesures hygiéno-diététiques était proposée à l’ensemble des patients.

Conclusion

La désaturation nocturnes est fréquente chez les patients présentant un SAOS, notamment dans les formes sévères. Leur évaluation permet de mieux apprécier le retentissement de la maladie au-delà du seul IAH.

Références

[1] Dal Fabbro C, et al. Understanding the clinical management of co-occurring obstructive sleep apnea and other sleep disorders. 2025.

[2] Labarca G, et al. Clinical utility of oximetric parameters to identify a high-risk phenotype of moderate-severe obstructive sleep apnea. Clinical Respiratory Journal. 2020 ; 14(8):796-803.


Touahri R. * ; Gacem H. * ; Saad Rouana * ; Ketfi *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.