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Bicarbonatémie et sévérité du SAOS : un marqueur biologique sous-estimé ?

Zid H.*1 ; Abdellatif S.1 ; Rouis H.1 ; Bellaj Y.1 ; Ghizaoui Z.1 ; Khattab A.1 ; Khouaja I.1 ; Zendah I.1 ; Maâlej S.1
1Service de Pneumologie Pavillon 3, Hôpital Abderrahman Mami Ariana

Auteur correspondant : ZidH. 

Introduction

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une pathologie fréquente, dont la sévérité est principalement évaluée par l’index d’apnées-hypopnées et les paramètres d’oxygénation nocturne. La bicarbonatémie, reflet indirect d’une hypoventilation chronique, pourrait constituer un marqueur biologique simple de la sévérité du SAOS.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et comparative portant sur 63 patients suivis pour SAHOS, entre 2023 et 2026 au service de pneumologie, pavillon 3, de l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana. Le diagnostic de SAHOS a été confirmé par une polygraphie ventilatoire et retenu pour un IAH>5/h. Les patients ont été répartis en deux groupes :

G1 : les apnéiques ayant une bicarbonatémie < 27 (n=47).

G2 : Les apnéiques ayant une bicarbonatémie≥27 (n=16).

Résultats

L’âge moyen était de 57±13 ans avec une prédominance féminine à 69%. Le SAHOS était léger, modéré et sévère dans respectivement 37%, 21% et 42% des cas, avec un IAH moyen à 25/h±18/h.

En comparent les deux groupes, l’hypertension artérielle et la broncho-pneumopathie étaient plus fréquentes pour le G2 2 respectivement dans 88% et 6% avec une relation statiquement significative respectivement (p=0,043 et p=0,024). les autres comorbidités comme le diabète et les dysthyroidies n’ont pas montré de relation statiquement significative.

Par rapport aux signes fonctionnels, Le groupe 2 avaient une humeur dépressive dans 50% contre 21% dans le G1(p=0,028). ).

Le G 1 avait une somnolence diurne excessive dans 36% contre 30% dans le G2 mais sans relation statiquement significative(p=0,720). De même pour, l’apnée du sommeil et la nycturie qui étaient respectivement plus fréquentes pour le G2(62% ; 31%)mais sans relation statistiquement significative.

L’IAH moyen dans le G1 était à 23±10/h contre 31±12/h dans le G2 (p=0,042).

Par ailleurs nous n’avons pas trouvé de différences significative entre les deuc groupe pour le temps passé avec une saturation inférieure à 90% (T90) et l’index de désaturation en oxygène.

Conclusion

la sévérité du SAHOS, évaluée par l’IAH, était significativement plus importante dans le groupe 2, sans différence significative concernant l’hypoxémie nocturne. La bicarbonatémie semblait être un indicateur de la sévérité du SAHOS.


Zid H. Abdellatif S. Rouis H. Bellaj Y. Ghizaoui Z.Khattab A. Khouaja I. Zendah I. Maâlej S. *
*Déclare ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.