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Syndrome d'apnées obstructives du sommeil positionnel diagnostiqué par polygraphie ventilatoire : Facteurs prédictifs et stabilité phénotypique comparée à la polysomnographie

Ahmed-Ali C.*1 ; Mkrtchyan N.1,2,3 ; Ferry V.1,3 ; d'Ortho M-P.1,2,3 ; Frija J.1,2,3
1Centre du sommeil, Hôpital Bichat Claude Bernard, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Paris, France ; 2Inserm Neurodiderot ; 3Université Paris Cité

Auteur correspondant : Frija J. 

Introduction

Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil positionnel (SAOS positionnel), défini par un IAH dorsal≥au double de l'IAH non dorsal, représente un phénotype susceptible d'influencer les décisions thérapeutiques. La capacité de la polygraphie ventilatoire (PV) à identifier de manière fiable le SAOS positionnel par rapport à la polysomnographie (PSG) reste incertaine.

Méthodes

Etude rétrospective sur des patients explorés par PV, si besoin complétée d’une PSG à l'hôpital Bichat (2020-2024). Une régression logistique univariée a été réalisée pour identifier les facteurs prédictifs du SAOS positionnel. Les variables continues ont été comparées par le test de Mann-Whitney ou le test de Wilcoxon sur séries appariées. Les variables catégorielles ont été comparées par le test du Chi² ou le test exact de Fisher.

Résultats

En polygraphie (n=577), un IMC plus faible (OR=0,95 ; IC 95% [0,93–0,98] ; p < 0,001), le sexe masculin (OR=1,40 ; IC 95% [1,00–1,94] ; p=0,048), un IAH dorsal plus élevé (OR=1,01 ; IC 95% [1,00–1,02] ; p=0,003), un IAH non dorsal plus faible (OR=0,88 ; IC 95% [0,86–0,91] ; p < 0,001) et un index de désaturation en oxygène plus faible (IDO, OR=0,97 ; IC 95% [0,95–0,98] ; p < 0,001) étaient significativement associés au SAOS positionnel. Dans l'analyse appariée PV/PSG (n=75), les valeurs d'IAH en PSG étaient significativement plus élevées qu'en PV (IAH total : 23,1 [13,9] vs 10,2 [8,2], p < 0,001 ; IAH dorsal : 31,8 [27,6] vs 19,0 [18,0], p < 0,001). L’IDO était significativement plus élevé en PSG (14,6 [13,7] vs 10,3 [8,0], p < 0,001), la saturation moyenne restait stable. La concordance phénotypique entre PV et PSG n'était observée que chez 58,7% des patients (44/75, IC 95% [47,4%–69,1%]).

Conclusion

La stabilité phénotypique du SAOS positionnel entre PV et PSG est limitée, avec seulement 58,7% des patients conservant un phénotype positionnel en PSG.


Balagny P. * ; Frija J. * ; Cheddani L. * ; Dillinger J-G. * ; Ducrocq G. * ; Simon T. * ; Steg PG. * ; d’Ortho M-P. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.