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Introduction
L’insomnie constitue l’un des troubles du sommeil les plus fréquents chez les professionnels de santé. Les horaires irréguliers, les gardes nocturnes et le stress professionnel exposent cette population à un risque élevé de perturbations du sommeil pouvant altérer la performance professionnelle et la sécurité des soins. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence de l’insomnie et ses répercussions chez le personnel de santé.
Méthodes
Il s’agit d’une étude transversale descriptive réalisée auprès de 208 professionnels ayant un travail posté d’un établissement hospitalier. La collecte des données a été réalisée à l’aide d’un questionnaire anonyme autoadministré portant sur les caractéristiques sociodémographiques, les conditions de travail, les habitudes de sommeil ainsi que les symptômes nocturnes et les répercussions diurnes de l’insomnie. Le questionnaire explorait notamment la difficulté d’endormissement, les éveils nocturnes, le réveil matinal précoce, la qualité perçue du sommeil ainsi que les manifestations diurnes telles que la fatigue, la somnolence excessive, les troubles de la concentration, l’insomnie secondaire à une dette de sommeil et l’impact sur la performance professionnelle.
Résultats
Au total, 208 professionnels de santé ont participé à l’étude. L’âge moyen des participants était de 28,8±6 ans, avec une prédominance féminine (59,6% de femmes contre 40,4% d’hommes). Les participants comprenaient différentes catégories professionnelles, notamment des infirmiers, des médecins, des résidents et des étudiants en santé, la majorité étant impliquée dans des horaires de travail irréguliers ou comportant des gardes nocturnes. Concernant les habitudes de sommeil, la durée moyenne de sommeil était comprise entre 6 et 7 heures par nuit chez 42,3% des participants, tandis que 40,4% déclaraient dormir au moins 7 heures par nuit. En revanche, 17,3% des participants rapportaient une durée de sommeil inférieure à 6 heures, traduisant une restriction du temps de sommeil. Les participants comprenaient différentes catégories professionnelles, notamment des infirmiers, des médecins, des résidents et des étudiants en santé, la majorité étant impliquée dans des horaires de travail irréguliers ou comportant des gardes nocturnes. Concernant les habitudes de sommeil, la durée moyenne de sommeil était comprise entre 6 et 7 heures par nuit chez 42,3% des participants, tandis que 40,4% déclaraient dormir au moins 7 heures par nuit. En revanche, 17,3% des participants rapportaient une durée de sommeil inférieure à 6 heures, traduisant une restriction du temps de sommeil. Concernant la prise en charge, la mélatonine constitue le traitement le plus fréquemment utilisé, prescrite chez 68 patients (32,7%). Les somnifères ainsi que les approches non médicamenteuses sont retrouvés à des fréquences comparables, chacun concernant 28 patients (13,5%). Les anxiolytiques sont moins souvent utilisés, avec une prévalence de 9,6% (20 patients).
Conclusion
L’insomnie et les troubles du sommeil sont fréquents chez les professionnels de santé, particulièrement chez ceux exposés aux gardes nocturnes. Ces troubles entraînent un retentissement significatif sur la qualité de vie et la performance professionnelle, pouvant potentiellement compromettre la sécurité des soins. La mise en place de stratégies de prévention et de prise en charge des troubles du sommeil chez le personnel de santé apparaît donc essentielle.