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Impact de la position corporelle sur l’activation autonomique nocturne au cours du syndrome d’apnées obstructives du sommeil

khemiri S.*1 ; Chaabi K.2 ; Sekhiri S.3 ; Mathlouthi H.4 ; Chanoufi A.5 ; Gharbi L.6
1Service de Pneumologie pavillon D , Hôpital Abderahmane Mami, Ariana , Tunisie

Auteur correspondant : khemiri S. 

Introduction

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est associé à une activation répétée du système nerveux autonome, notamment sympathique, contribuant aux fluctuations cardiovasculaires nocturnes. La position corporelle pendant le sommeil aurait-elle un impact sur cette activation ?

Objectif :

Évaluer le lien entre la position corporelle pendant le sommeil et l’activité autonomique nocturne chez les patients ayant un SAOS.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective et analytique réalisée au service de pneumologie D portant sur 362 patients présentant un SAOS diagnostiqué par une polygraphie ventilatoire nocturne. Le rapport affiche l’index d’activation autonomique qu’on a comparé selon la position dorsale et non dorsale du patient et selon le phénotype positionnel du SAOS :

G1 : 167 patients ayant un SAOS positionnel

G2 : 195 patients ayant un SAOS non positionnel

Résultats

L’âge moyen de la population était de 57±11,42 ans avec un genre-ratio H/F de 0,39 et un indice de masse corporelle (IMC) moyen de 34,88±6,5 kg/m². Quatre-vingts patients présentaient des comorbidités cardiovasculaires.

Les caractéristiques démographiques et anthropométriques étaient comparables entre les deux groupes, avec un âge moyen de 57,24±11,56 ans dans le G1 et de 58,62±11,43 ans dans le G2, et un IMC moyen respectivement de 33,34±6,52 kg/m² et 36,39±6,61 kg/m².

Le SAOS était sévère chez 17,9% des patients de G1 et 53,3% des patients de G2. L’IAH moyen était de 18,6 événements/h dans G1 contre 39,5 événements/h dans G2 (p=0,175). L’activité autonomique globale était de 38,75 /h chez les patients de G1 et 36,75 /h chez patients de G2 (p=0,453).

Indépendemment du phénotype de SAOS, l’index d’activation autonomique était significativement plus élevée en position non dorsale qu’en position dorsale, avec des valeurs moyennes respectives de 39,47±27,10 et 30,53±25,50, soit une différence moyenne de −8,94 (IC95% : −11,52 à −6,36 ; t(360)=−6,822 ; p < 0,001).

Conclusion

Bien que l’activité autonomique globale soit similaire entre les deux phénotypes de SAOS, elle est significativement influencée par la position corporelle. La position pourrait ainsi constituer un déterminant de la réponse autonomique au cours du SAOS.


khemiri S. * ; Chaabi K. * ; Sekhiri S. * ; Mathlouthi H. * ; Chanoufi A. * ; Gharbi L. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.