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Charge hypoxique nocturne et retentissement cardiovasculaire au cours du syndrome d'apnées obstructives du sommeil

Ben Salem R.*1 ; Guersane F.1 ; Abbassi M.1 ; El Ghoul J.1
1Hopital Universitaire Habib Bourguiba ,Medenine ,Tunisie,Tunis

Auteur correspondant : Ben Salem R. 

Introduction

Charge hypoxique nocturne et retentissement cardiovasculaire au cours du syndrome d'apnées obstructives du sommeil

Méthodes

Nous avons mené une étude prospective incluant 53 patients présentant un SAOS. Les données cliniques, polysomnographiques et cardiovasculaires ont été recueillies. Les patients ont été répartis en deux groupes selon la charge hypoxique nocturne (CHN) : groupe à faible charge hypoxique (< 40%·min/h ; n=25) et groupe à charge hypoxique élevée (≥40%·min/h ; n=28). Les caractéristiques cardiovasculaires ont été comparées entre les deux groupes.

Résultats

L'âge moyen était de 58 ans avec une prédominance masculine. L'hypertension artérielle était présente chez 50,9% des patients, l'hypertension artérielle pulmonaire chez 60,5% des patients explorés, l'insuffisance cardiaque chez 20,8% et la fibrillation atriale chez 18,9%. Les patients présentant une charge hypoxique nocturne élevée avaient une fréquence plus importante d'anomalies cardiovasculaires. Une association significative a été observée entre la charge hypoxique nocturne et l'insuffisance cardiaque (p=0,05) ainsi qu'avec la cardiomégalie (p=0,047). Une tendance à l'association était retrouvée avec l'hypertension artérielle pulmonaire (p=0,068), la fibrillation atriale (p=0,067), la dilatation ventriculaire droite (p=0,07) et les troubles de relaxation ventriculaire gauche (p=0,06). En revanche, aucune association significative n'était observée avec l'hypertension artérielle systémique (p=0,598) ni avec la cardiopathie ischémique (p=0,854).

Conclusion

Une charge hypoxique nocturne élevée semble associée à certaines manifestations du retentissement cardiovasculaire du SAOS, notamment l'insuffisance cardiaque. Ces résultats suggèrent que la CHN pourrait constituer un biomarqueur pertinent du risque cardiovasculaire au cours du SAOS et compléter l'évaluation fournie par l'IAH. Des études incluant des effectifs plus importants sont nécessaires pour confirmer ces résultats.


Ben Salem R. * ; Guersane F. * ; Abbassi M. * ; El Ghoul J. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.