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Alimentation des patients avec une fibrose pulmonaire idiopathique : résultats de l'étude cas-témoins NutriNet-FPI

Bellicha A.1 ; Bourhis L.1 ; Jouneau S.2 ; Yvroud Hoyos P.1 ; Julia C.1 ; Fourrier J-M.3 ; Planès C.4 ; Cottin V.5 ; Touvier M.1 ; Nunes H.6 ; Sesé L.*4,6
1Université Sorbonne Paris Nord and Université Paris Cité, INSERM, INRAE, CNAM, Center of Research in Epidemiology and Statistics (CRESS), Nutritional Epidemiology Research Team (EREN), Bobigny, France ; 2Service de Pneumologie, CHRU Rennes, France ; 3Association Fibrose Pulmonaire de France ; 4Service de Physiologie – Explorations Fonctionnelles Respiratoires, Hôpital Avicenne – APHP, France ; 5Service de Pneumologie, Hôpital Louis Pradel, Lyon, France ; 6Service de Pneumologie, Hôpital Avicenne – APHP, France

Auteur correspondant : Sesé L. 

Introduction

Bien que de cause inconnue, la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est associée à plusieurs facteurs environnementaux, notamment des expositions inhalées. L’alimentation constitue également une source majeure d’expositions environnementales susceptibles d’influencer la santé. Son rôle dans l’apparition de maladies chroniques, notamment les cancers, a été largement étudié grâce à la cohorte française NutriNet-Santé. Nous avons souhaité étudier l’alimentation de patients FPI au diagnostic de la maladie.

Méthodologie :

Il a été proposé à l’ensemble des patients inclus dans la cohorte EXPOSOM-FPI de participer à l’étude NutriNet-Santé, une cohorte prospective en ligne permettant une évaluation précise des consommations alimentaires à partir d’au moins 2 enregistrements alimentaires des 24h permettant de calculer les apports nutritionnels (énergie, macro- et micro-nutriments, score sPNNS-GS2 de qualité nutritionnelle globale) et la part des aliments ultra-transformés dans l’alimentation. Les données des patients FPI ont été comparées à ceux de témoins (1 : 5) issus de NutriNet-Santé appariés sur le sexe, l’âge (±5 ans), l’indice de masse corporelle (±3 kg/m²), le revenu, le niveau d’étude, le statut tabagique. Les comparaisons ont été réalisées par modèles mixtes avec appariement, sans puis avec ajustement sur l’apport énergétique total (AET).

Résultats

Parmi les 200 patients atteints de FPI incidente inclus dans EXPOSOM-FPI, 53 ont accepté de participer à la cohorte NutriNet-Santé, et 13 ont complété au moins deux enregistrements alimentaires de 24h requis pour l’analyse. Les patients inclus comprenaient 11 femmes et 2 hommes, avec un âge moyen (écart-type) de 75 (5) ans. Parmi eux, 7 recevaient un traitement par pirfénidone et 6 par nintédanib introduit depuis moins 6 mois. Les patients atteints de FPI déclaraient un AET plus faible que les témoins (tableau), ainsi qu’une consommation plus faible de fruits, légumes, céréales complètes, produits laitiers, matières grasses ajoutées, ainsi qu’en de nombreux macro- et micronutriments. Le score PNNS-GS2 et la part d’aliments ultra-transformés ne différait pas entre les groupes. Après ajustement sur l’AET, la consommation de viande rouge était supérieure chez les cas tandis que les autres différences n’étaient plus significatives.

Conclusions

L’évaluation multidimensionnelle des expositions alimentaires chez les patients atteints de FPI est difficile. Cette étude exploratoire suggère un moindre apport en nutriments chez les patients atteints de FPI par rapport à la population générale qui s’explique par un moindre apport énergétique. Après ajustement sur l’AET, la consommation de viande rouge était supérieure chez les patients FPI.

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Bellicha A. * ; Bourhis L. * ; Jouneau S. * ; Yvroud Hoyos P. * ; Julia C. * ; Fourrier J-M. * ; Planès C. * ; Cottin V. * ; Touvier M. * ; Nunes H. * ; Sesé L. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.