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Prédiction du bénéfice de survie à long terme du nérandomilast chez les patients atteints de Fibrose Pulmonaire Idiopathique (FPI)

Jouneau S.*1 ; Maher T-M.3 ; Pimple P.3 ; Aronson K.4 ; Kanakapura M.5 ; Patel D-C.3 ; Shetty S.3 ; Shukla P.6 ; Swigris J-J.7 ; Weidlich D.5 ; Wijsenbeek M-S.8
1Service de Pneumologie, CHU de Rennes, Centre de référence constitutif réseau Orphalung, France ; 2Keck School of Medicine, University of Southern California, Los Angeles, États-Unis ; 3Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals, Inc., Ridgefield, États-Unis ; 4Weill Cornell Medicine, New York, États-Unis ; 5Boehringer Ingelheim International GmbH, Ingelheim am Rhein, Allemagne ; 6Evidera, a business unit of PPD, part of Thermo Fisher Scientific, Montréal, Canada ; 7National Jewish Health, Denver, États-Unis ; 8Center of Expertise for Interstitial Lung Diseases, Department of Respiratory Medicine, Erasmus MC, University Medical Centre, Rotterdam, Pays-Bas

Auteur correspondant : Jouneau S. 

Introduction

Dans l’essai FIBRONEER-IPF, le nérandomilast 9 mg et 18 mg administrés 2 fois par jour (bid) a ralenti la progression de la FPI par rapport au placebo. À la fin de l’essai (durée médiane d’observation : 17 mois), le nérandomilast 9 mg et 18 mg en monothérapie ont montré un bénéfice numérique concernant le risque de décès vs placebo (HR 0,56 ; IC95% [0,21 ; 1,49] et HR 0,26 ; IC95% [0,07 ; 0,91], respectivement). En association au nintédanib, le nérandomilast 18 mg bid a également montré un bénéfice numérique sur la survie (HR 0,64 ; IC95% [0,30 ; 1,37]). Nous avons utilisé un modèle paramétrique de survie pour estimer l’effet du nérandomilast sur la survie à long terme.

Méthodes

Sept modèles paramétriques ont été ajustés aux données de survie de patients ne recevant pas de traitement de fond par antifibrosants (nintédanib ou pirfénidone) ainsi qu’aux patients recevant du nintédanib dans l’essai FIBRONEER-IPF. La distribution de Weibull a été retenue comme le modèle le plus approprié sur la base des statistiques d’ajustement du modèle (AIC et BIC) et de la plausibilité clinique. Les données de survie ont été extrapolées sur une période de 30 ans. L’analyse supposait que l’effet du nérandomilast sur la survie resterait constant et ne tenait pas compte des arrêts de traitement. La population générale des États-Unis a été utilisée comme population de référence.

Résultats

Chez les patients ne recevant pas de traitement de fond par antifibrosants, la survie médiane (Q1, Q3) a été estimée à 3,7 (2,4 ; 5,3) ans pour le placebo, à 5,8 (3,2 ; 9,8) ans pour le nérandomilast 9 mg bid et à 9,1 (4,0 ; 19,5) ans pour le nérandomilast 18 mg bid. Chez les patients recevant du nintedanib, la survie médiane (Q1, Q3) a été estimée à 4,6 (2,9 ; 6,5) ans pour le placebo, à 5,1 (3,3 ; 7,8) ans pour le nérandomilast 9 mg bid et à 6,0 (3,5 ; 9,5) ans pour le nérandomilast 18 mg bid.

Conclusion

Un modèle extrapolant les données de survie de l’essai FIBRONEER-IPF suggère une augmentation d’environ 2,5 fois de la survie médiane avec le nérandomilast 18mg (bid) en monothérapie par rapport à l’absence de traitement et une augmentation de 1,3 fois de la survie médiane avec le nérandomilast 18 mg bid en association avec le nintédanib par rapport au nintedanib seul. Des données supplémentaires sur l’effet à long terme du nérandomilast sur la survie pourraient provenir de l’essai d’extension en ouvert (FIBRONEER-ON) et d’études en vie réelle.


Dillard C.  ; Maher T-M.  ; Pimple P. Employé(e) de Boehringer Ingelheim. ; Aronson K.  ; Kanakapura M. Employé(e) de Boehringer Ingelheim. ; Patel D-C. Employé(e) de Boehringer Ingelheim. ; Shetty S. Employé(e) de Boehringer Ingelheim. ; Shukla P. Employé(e) de Boehringer Ingelheim. ; Swigris J-J.  ; Weidlich D. Employé(e) de Boehringer Ingelheim. ; Wijsenbeek M-S.