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Introduction
Dans l’essai FIBRONEER-IPF, le nérandomilast 9 mg et 18 mg deux fois par jour (bid) a significativement ralenti le déclin de la capacité vitale forcée (CVF) à la semaine 52 vs placebo chez les patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). Cette analyse a évalué l’effet du nérandomilast dans des sous-groupes définis selon le délai depuis le diagnostic de FPI.
Méthodes
Dans cette analyse post hoc, nous avons évalué la variation par rapport à la valeur initiale de la CVF (mL) à la semaine 52, ainsi que le délai avant la première exacerbation aiguë de la PID, la première hospitalisation pour cause respiratoire ou le décès jusqu’au gel final de la base de données. Les patients ont été répartis selon le délai depuis le diagnostic à l’inclusion :≤1 an,>1 à≤3 ans,>3 à≤5 ans et>5 ans. Des tests d’interaction « traitement-sous-groupe » ont été calculés afin d’évaluer une hétérogénéité potentielle de l’effet du nérandomilast par rapport au placebo selon les sous-groupes.
Résultats
À l’inclusion, 185 patients (15,7%) avaient reçu leur diagnostic≤1 an auparavant, 409 (34,7%) depuis>1 à≤3 ans, 307 (26,1%) depuis>3 à≤5 ans et 276 (23,4%) depuis>5 ans. Les analyses d’interaction n’ont montré aucune hétérogénéité statistiquement significative de l’effet du nérandomilast vs placebo sur le déclin de la CVF entre les différents sous-groupes (p=0,35 pour le nérandomilast 9mg et p=0,09 pour la dose de 18mg, en prise deux fois par jour). Toutefois, l’effet observé sur la CVF était numériquement plus important chez les patients diagnostiqués depuis≤1 an. Jusqu’au gel final de la base de données, l’exposition moyenne (ET) au traitement était de 14,8 (5,1) mois. Pour le critère composite d’exacerbation aiguë de la FPI, hospitalisation respiratoire ou décès, les rapports de risque (HR) [IC95%] pour 9 mg et 18 mg bid étaient respectivement de HR=0,81 [0,38 ;1,75] et HR=1,00 [0,47 ; 2,11] chez les patients diagnostiqués depuis≤1 an ; de 0,85 [0,51 ; 1,41] et 1,00 [0,61 ; 1,65] chez ceux diagnostiqués depuis>1 à≤3 ans ; de 1,04 [0,59 ; 1,85] et 1,05 [0,59 ; 1,87] chez ceux diagnostiqués depuis>3 à≤5 ans ; et de 0,95 [0,57 ; 1,60] et 0,94 [0,57 ; 1,57] chez ceux diagnostiqués depuis>5 ans. Aucune interaction significative n’a été observée entre le délai depuis le diagnostic et l’effet du traitement (p=0,94 pour la dose de 9 mg et p=1,00 pour celle de18 mg, deux prises par jour).
Conclusion
Dans l’essai FIBRONEER-IPF, le nerandomilast a ralenti la progression de la maladie quel que soit le temps écoulé depuis le diagnostic de FPI. L’effet semblait toutefois plus marqué chez les patients récemment diagnostiqués (≤1 an). Des analyses complémentaires sont nécessaires pour comprendre les différences de caractéristiques des patients entre les sous-groupes définis selon le délai depuis le diagnostic.