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Introduction
L'arrêt du tabac réduit le risque de récidive du pneumothorax et améliore le pronostic respiratoire. Nous avons cherché à identifier les déterminants de la motivation à l'arrêt et les leviers d'accompagnement perçus par les patients après un épisode.
Méthodes
Étude prospective monocentrique menée au service de pneumologie du CHU Mohamed VI d'Agadir (février–août 2026), incluant 84 patients tabagiques hospitalisés pour pneumothorax. Les données ont été recueillies par un questionnaire structuré administré en face-à-face au cours de l'hospitalisation, explorant la motivation à l'arrêt et les leviers perçus. Analyse statistique : Jamovi 2,6. 26.
Résultats
La population était exclusivement masculine, d'âge moyen 31±7 ans. Le pneumothorax était primitif dans 38% des cas et secondaire dans 62% (dystrophie bulleuse 42%, rupture de caverne tuberculeuse 20%). Après l'épisode, 78% des patients rapportaient une motivation accrue à l'arrêt, liée à la crainte de récidive (73%), à la dégradation respiratoire ressentie (65%) et à la prise de conscience du lien tabac–maladie (69%). Un conseil médical structuré était perçu comme un levier fort par 58% des patients, et un soutien psychologique jugé souhaitable par 51%, notamment en présence de symptômes anxiodépressifs (57%). Le soutien de l'entourage était associé à une motivation plus élevée (p< 0,05), 62% le jugeant déterminant. Initialement connus de 28% des patients, les dispositifs de sevrage (consultations dédiées, substituts nicotiniques) étaient jugés utiles par 85% après information.
Conclusion
Chez ces patients jeunes hospitalisés pour pneumothorax, la motivation à l'arrêt est fortement déterminée par la crainte de récidive et le vécu de l'épisode. Le conseil médical, le soutien psychosocial et l'information sur les dispositifs de sevrage apparaissent comme des leviers perçus prioritaires. Ces résultats déclaratifs justifient l'évaluation prospective d'un accompagnement structuré sur le taux d'arrêt réel.