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Introduction
La pneumologie interventionnelle incluant notamment l’EBUS et la cryobiopsie, permet un diagnostic rapide et mini-invasif des pathologies respiratoires. Son absence dans certains hôpitaux peut entraîner un recours à des techniques plus invasives, des retards diagnostiques et une altération du parcours de soins.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact du manque de ces techniques sur les délais, les modalités diagnostiques et les complications.
Méthodes
Étude rétrospective menée entre janvier 2022 et décembre 2024, réalisée au service de pneumologie du CHU Mohammed VI d’Agadir, incluant 124 patients explorés pour une suspicion de cancer bronchique, d’adénopathies médiastinales ou de pneumopathies interstitielles. Les données analysées portaient sur les délais diagnostiques, les procédures réalisées (fibroscopie, biopsie, chirurgie), les transferts ainsi que les complications.
Résultats
L’âge moyen était de 58 ans avec une prédominance masculine (57%). Le délai moyen de diagnostic était de 46 jours. La bronchoscopie était réalisée chez 90% des patients avec un rendement diagnostique de 52%. Le recours à la chirurgie concernait 31% des cas, dont la majorité aurait pu bénéficier de techniques interventionnelles. Un transfert vers un autre centre était nécessaire chez 23% des patients, allongeant le délai de 18 jours. Le taux global de complications était de 14%, plus élevé après chirurgie incluant un pneumothorax (6%), des hémorragies post-biopsie (5%) et des complications postopératoires, notamment infectieuses ou atélectasiques dans 3% des cas. Ces complications étaient plus fréquemment observées chez les patients ayant bénéficié de gestes chirurgicaux.
Conclusion
L’absence de pneumologie interventionnelle est associée à des retards diagnostiques, un recours accru à des procédures invasives et une augmentation des complications. Son développement permettrait d’améliorer le parcours et la qualité de prise en charge des patients.