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Introduction
Les pleurésies malignes sont une complication fréquente des cancers thoraciques et des localisations métastatiques. L’échographie thoracique, non invasive, accessible et réalisable au lit du patient, constitue un outil précieux pour le diagnostic, le guidage des gestes pleuraux et le suivi évolutif.
Méthodes
Nous avons réalisé une étude rétrospective au service de pneumologie de l’Hôpital 20 Août, sur une période de six mois, de janvier à juin 2026, incluant 68 patients présentant une pleurésie maligne confirmée par cytologie et/ou biopsie pleurale, afin d'évaluer l’apport de l’échographie thoracique dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des pleurésies malignes.
Résultats
L’âge moyen était de 62 ans, avec une prédominance masculine (69%). Les principales étiologies étaient le cancer bronchique primitif (47%), les métastases mammaires (26%), les hémopathies malignes (18%) et les cancers ovariens (9%). L’échographie thoracique a objectivé un épanchement de faible abondance (< 150 mL) dans 21% des cas et de moyenne à grande abondance dans 79%, dont 3% correspondaient à un hémithorax opaque. Elle a permis le guidage de 54 ponctions pleurales et de 41 biopsies pleurales. Dans 38% des cas, les données échographiques ont conduit à une modification de la stratégie diagnostique ou thérapeutique, notamment par le choix du site de prélèvement, l’indication d’une thoracoscopie ou la réalisation d’une biopsie ciblée. Le suivi échographique a également permis d’évaluer la récidive après traitement dans 44% des cas.
Conclusion
L’échographie thoracique occupe une place importante dans la prise en charge des pleurésies malignes. Elle facilite la détection et la caractérisation des épanchements, sécurise les gestes pleuraux et permet un suivi dynamique de leur évolution. Son intégration dans la stratégie diagnostique et thérapeutique des pleurésies malignes apparaît ainsi particulièrement pertinente.