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Optimisation de la tolérance de la bronchoscopie à vif par nébulisation de lidocaïne : expérience du CHU d’Agadir

Benchekara A.*1 ; Abrar S.1 ; Halloumi O.1
1Service des Maladies Respiratoires, Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI, Faculté de Médecine et de Pharmacie d’Agadir, Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc.

Auteur correspondant : Benchekara A. 

Introduction

La bronchoscopie à vif est un examen fréquemment réalisé en pratique courante, mais souvent mal toléré en raison de la toux et de l’inconfort qu’elle engendre. L’optimisation de l’anesthésie locale représente un enjeu important pour améliorer la tolérance du geste. La nébulisation de lidocaïne pourrait constituer une stratégie simple et efficace. L’objectif de cette étude est d’évaluer son impact sur la tolérance de la bronchoscopie.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive à visée analytique, menée sur une période de 3 mois [Janvier 2026 – Mars 2026], au sein du service des maladies respiratoires du CHU Mohammed VI d’Agadir. Ont été inclus que les patients ayant bénéficié d’une bronchoscopie à vif. Une nébulisation de lidocaïne a été réalisée avant le geste, associée à une anesthésie locale classique. Les paramètres étudiés comprenaient la tolérance du geste, l’intensité de la toux, la durée de la procédure, la saturation en oxygène et la survenue d’éventuels effets indésirables.

Résultats

Un total de 10 patients a été inclus. L’âge moyen était de 52±14 ans, avec une prédominance masculine (63%). Les principales indications de la bronchoscopie étaient l’exploration d’une suspicion de pathologie tumorale (45%) et d’infection pulmonaire (35%). La tolérance globale de la procédure était jugée bonne chez 68% des patients, moyenne chez 22% et mauvaise chez 10%. Une diminution notable de la toux a été observée chez 70% des patients après nébulisation de lidocaïne. La durée moyenne de la procédure était de 12±4 minutes. Une désaturation transitoire (SpO₂ < 90%) a été notée chez 15% des patients, sans nécessité d’interruption du geste. Aucun effet secondaire grave lié à la lidocaïne n’a été observé. La procédure a été menée à terme dans 95% des cas.

Conclusion

La nébulisation de lidocaïne associée à une anesthésie locale classique semble améliorer la tolérance de la bronchoscopie à vif, en réduisant la toux et en facilitant la réalisation du geste. Cette approche simple, peu coûteuse et reproductible pourrait être intégrée dans la pratique courante, notamment dans les contextes où la sédation n’est pas systématique. Des études comparatives sont nécessaires pour confirmer ces résultats.


Benchekara A. * ; Abrar S. * ; Halloumi O. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.