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Introduction
Le tabagisme est le principal facteur de risque du pneumothorax spontané, mais le pneumothorax du sujet non-fumeur reste peu caractérisé et pourrait relever de mécanismes distincts. L'objectif était de comparer le profil étiologique et clinique du pneumothorax selon le statut tabagique.
Méthodes
Étude rétrospective incluant 175 patients hospitalisés pour pneumothorax au service de Pneumologie du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir (janvier 2022-juin 2026), comparant fumeurs (n=154, 88,0%) et non-fumeurs (n=21, 12,0%).
Résultats
Les non-fumeurs présentaient plus souvent un asthme sous-jacent (19,0% vs 1,9%, p< 0,001), une pneumopathie interstitielle diffuse (28,6% vs 6,8%, p=0,009) et une fibrose pulmonaire (28,6% vs 4,5%, p< 0,001) que les fumeurs. Le pneumothorax provoqué était également plus fréquent chez les non-fumeurs (28,6% vs 11,8%, p=0,036). À l'inverse, les fumeurs présentaient plus souvent une BPCO (28,6% vs 4,8%, p=0,019), une morphologie longiligne (51,5% vs 20,0%, p=0,021), un emphysème sous-cutané associé (20,7% vs 0%, p=0,033) et une saturation en oxygène plus basse (95,6%±2,7 vs 97,4%±1,6, p=0,003). Aucune femme de la série n'était fumeuse (p< 0,001). Le type primitif/secondaire, la douleur thoracique, la forme compressive, le recours au drainage, à la chirurgie et la récidive étaient comparables entre les deux groupes.
Conclusion
Contrairement à l'image classique du pneumothorax du fumeur (BPCO, morphotype longiligne, hypoxémie), le pneumothorax du non-fumeur semble davantage associé à une pathologie interstitielle ou fibrosante sous-jacente et à un mécanisme provoqué, ce qui plaide pour une exploration parenchymateuse systématique dans ce sous-groupe.