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Les tumeurs de « type glandes salivaires » primitives du poumon

Jemal F.*1 ; Ben Taher M.*1 ; Abdelkbir A.*1 ; Abdennadher M.*1 ; Hadj Dahmane M.*1 ; Zribi H.*1 ; Marghli A.*1
1chirugie Thoracique ,Hôpital Mami,Ariana,Tunisie

Auteur correspondant : Jemal F 

Introduction

Les tumeurs « type glandes salivaires » du poumon sont rares. Ellesreprésentent 0,5% de toutes les tumeurs broncho-pulmonaires, mais constituent ungroupe distinct. Il s’agit essentiellement de carcinomes mucoépidermoïdes et decarcinomes adénoïdes kystiques. Les autres tumeurs sont très rares. De ce fait, leurscaractéristiques épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques restent difficiles àpréciser.

Méthodes

Nous rapportons une série rétrospective de 28 tumeurs «type glandes salivaires » primitives du poumon colligées dans notre institution entreJanvier 1998 et Décembre 2025.

Résultats

L’âge moyen de nos patients était de 45,2 ans avec des extrêmes allantde 10 à 79 ans. Il s’agissait de 18 hommes et 10 femmes avec un sex ratio de 1,8. Les signes de découverte étaient essentiellement respiratoires. L’imagerie montrait leplus souvent une masse tumorale obstructive. La fibroscopie bronchique révélaitdans la majorité des cas un bourgeon tumoral. Le traitement a été chirurgical dans27 cas. Un seul cas de carcinome mucoépidermoïde de haut grade n’a pas été opérécar découvert à un stade métastatique. Sur le plan histologique, cette série serépartissait en 18 carcinomes mucoépidermoïdes (64,3%) (10 de haut grade et 8 debas grade), 5 carcinomes adénoïdes kystiques (17,8%), 3 adénomes pléomorphes(10,7%) et 2 myoépithéliomes (7,1%). La taille moyenne de ces tumeurs était de 4cm avec des extrêmes allant de 1,5 cm à 13 cm. Ces tumeurs intéressaient lepoumon dans 22 cas et la trachée dans 6 cas. Pour les carcinomesmucoépidermoïdes, l’évolution a été marquée par le décès de 4 patients dans untableau métastatique, un suivi régulier et un bon état général pour 11 autres et 3perdus de vue. L’évolution a été favorable pour les 5 cas de carcinome adénoïdekystique et les 5 tumeurs bénignes.

Conclusion

À cause de leurs similitudes histologiques avec les tumeurs desglandes salivaires, le diagnostic de tumeur pulmonaire primitive ne peut être retenuqu’après avoir éliminé l’éventualité d’une métastase pulmonaire d’une tumeur desglandes salivaires.


Jemal F. * ; Ben Taher M. * ; Abdelkbir A. * ; Abdennadher M. * ; Hadj Dahmane M. * ; Zribi H. * ; Marghli A. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.