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Introduction
Les syndromes lymphoprolifératifs post-transplantation (LPT) associés à l’EBV sont des complications rares mais graves après transplantation pulmonaire, dont les pratiques de prise en charge sont mal connues. L’enquête LPT Care a évalué les stratégies françaises de prévention, diagnostic et traitement des LPT EBV+.
Méthodes
Enquête nationale multicentrique (décembre 2025-mars 2026) auprès de médecins impliqués dans la transplantation d’organes solides. Questionnaire en ligne de 53 items. Analyse comparant les réponses des pneumologues transplanteurs à celles des autres transplanteurs adultes (80).
Résultats
Cent médecins ont participé, dont 11 pneumologues parmi lesquels tous rapportaient au moins un cas de LPT EBV+ au cours des 3 dernières années, 27% en ayant pris en charge 3 à 6. En situation de mismatch EBV D+/R−, une adaptation de la prise en charge était déclarée par 45% des pneumologues vs 56% des autres spécialistes, reposant sur une modification de l’immunosuppression (100% vs 86%), une surveillance renforcée de la charge virale EBV (40% vs 79%) et une prophylaxie par rituximab le jour de la transplantation (60% vs 26%). Lors d’une primo-infection EBV, une surveillance virale était réalisée par 82% des pneumologues (vs 85%), une adaptation de l’immunosuppression par 55% (vs 69%) et une administration préemptive de rituximab par 9% (vs 28%). Après confirmation diagnostique, les premières mesures étaient la réduction de l’immunosuppression (81% vs 45%), l’adressage en hématologie (73% vs 54%) et le traitement par rituximab (18% vs 34%). Une RCP dédiée aux LPT était disponible pour 45% des pneumologues contre 86% des autres spécialistes. Un protocole local de réduction de l’immunosuppression existait chez 55% vs 39%. Aucun pneumologue ne disposait d’un protocole standardisé de reprise de l’immunosuppression après rémission, comme dans la quasi-totalité des autres spécialités (96% sans protocole). Le rituximab constituait le traitement de première ligne le plus fréquent. En deuxième ligne, le R-CHOP était privilégié par 63% des pneumologues (vs 72% des autres spécialistes). La reprise de l’immunosuppression intervenait immédiatement et à 3 mois pour 18 et 73% respectivement des pneumologues (vs 30 et 31% respectivement).
Conclusion
L’enquête met en évidence une importante hétérogénéité des pratiques françaises et des différences marquées entre pneumologues transplanteurs et autres spécialistes, notamment pour la prévention du risque EBV et la gestion de l’immunosuppression. Des recommandations nationales harmonisées apparaissent nécessaires.
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