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Introduction
Le pronostic du cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC) avancé reste hétérogène, justifiant la recherche de paramètres simples permettant d’affiner l’évaluation du risque dès le bilan initial. Le rapport plaquettes/Lymphocytes (PLR), calculé à partir de la numération-formule sanguine, a été étudié comme indicateur pronostique dans plusieurs cancers. Sa valeur dans le CBNPC avancé reste toutefois à préciser.
L’objectif de cette étude est d’évaluer le lien entre le PLR préthérapeutique et l’évolution des patients atteints de CBNPC avancé traités par chimiothérapie.
Méthodes
Cette étude rétrospective a porté sur 150 patients atteints de CBNPC de stade III ou IV, traités par chimiothérapie entre 2021 et 2023 au service de pneumologie Pavillon 4 de l’hôpital Abderrahmane Mami. Le PLR mesuré avant traitement comme étant le rapport entre la numération plaquettaire et la numération lymphocytaire a été étudié en fonction de la survie globale (SG), de la survie sans progression (SSP) et de la réponse tumorale selon RECIST 1,1. Le seuil de PLR associé à la mortalité à un an a été déterminé par analyse ROC. Les courbes de survie ont été estimées selon Kaplan-Meier.
Résultats
L’âge moyen était de 62,45±8,78 ans, avec un sex-ratio de 49. Le tabagisme était retrouvé chez 94% des patients et un performance status (PS)≥2 chez 14,7%. Le PLR médian préthérapeutique était de 182,66 [123,93–274,91]. Le seuil de 180,52 était associé à la mortalité à un an. Les patients ayant un PLR≥180,52 présentaient une SG significativement plus courte, avec une médiane de 7 mois contre 12 mois pour ceux ayant un PLR < 180,52 (p=0,041). En analyse multivariée, après ajustement sur l’âge, le PS et le stade tumoral, le PLR≥180,52 n’était pas indépendamment associé à la survie globale (HRa=1,23 ; IC95% : 0,89–1,70 ; p=0,212). La SSP médiane était respectivement de 2 et 3 mois, sans différence statistiquement significative. Parmi les 106 patients évaluables selon RECIST 1,1, aucune association significative n’était retrouvée entre le PLR et la réponse tumorale (p=0,734).
Conclusion
Dans cette cohorte de CBNPC avancé, un PLR élevé avant traitement était associé à une survie globale plus courte en analyse univariée. Bien que cette association ne persiste pas après ajustement, le PLR pourrait contribuer à l’identification de patients à risque d’évolution défavorable et mérite d’être davantage évalué comme marqueur de stratification pronostique.