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Cancer broncho-pulmonaire chez le sujet jeune : Quel impact sur le devenir professionnel ?

Bouazzi S.*1 ; Habbouria C.1 ; Zrafi S.1 ; Bougacha M.1 ; Belloumi N.1 ; Dhifi C.1 ; Bachouche I.1 ; Chermiti F.1 ; Fenniche S.1
1Service de Pneumologie Pavillon 4, Hopital Abderrahmen Mami, Ariana, Tunisie

Auteur correspondant : Bouazzi S. 

Introduction

Le cancer broncho-pulmonaire (CBP) chez le sujet jeune constitue une pathologie particulièrement invalidante, pouvant avoir des conséquences importantes sur la vie professionnelle.

L’objectif de cette étude était d’évaluer le devenir professionnel chez les patients jeunes porteurs de CBP.

Méthodes

Étude rétrospective descriptive menée entre janvier 2024 et juin 2026, sur les dossiers de patients ne dépassant pas l’âge de 50 ans, suivis pour un cancer bronchique. Les données sociodémographiques, professionnelles, clinico-pathologiques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies. L’impact professionnel a été évalué à travers l’arrêt de travail initial, sa durée, la reprise professionnelle, ses modalités et la survenue d’une invalidité ou d’un handicap.

Résultats

L’âge médian était de 46 ans. Avant le diagnostic, 46 patients (92%) étaient en activité professionnelle. Un arrêt de travail initial était rapporté chez 44 patients (88%), avec une durée médiane de 7 mois [1–36]. La reprise de l’activité professionnelle était concevable pour 8 patients parmi 46, moyennant un poste adapté (n=3), un temps partiel thérapeutique (n=3) ou une reprise à plein temps n=1). Le délai médian de reprise était de 12 mois [3–20]. Une invalidité ou un handicap était rapporté chez 26 patients. Les principales causes de non-reprise étaient le décès (23 cas), l’invalidité (9 cas) et la progression tumorale (5 cas). La reprise professionnelle était plus fréquente chez les patients au stade III que chez ceux au stade IV (44,4% vs 11,1%, p=0,039).

Conclusion

Le CBP du sujet jeune entraîne un retentissement socio-professionnel majeur, une interruption prolongée de l’activité et un faible taux de reprise, particulièrement aux stades avancés.


Bouazzi S. * ; Habbouria C. * ; Zrafi S. * ; Bougacha M. * ; Belloumi N. * ; Dhifi C. * ; Bachouche I. * ; Chermiti F. * ; Fenniche S. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.