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Introduction
Le score de Brock permet d’estimer le risque de malignité des nodules pulmonaires à partir de caractéristiques cliniques et radiologiques. Nous avons évalué sa capacité à discriminer les nodules néoplasiques.
Méthodes
Nous avons mené une étude rétrospective incluant 141 patients présentant des nodules pulmonaires, suivis au service de pneumologie de l’Hôpital Fattouma Bourguiba de Monastir entre 2019 et 2025. Les patients ont été stratifiés selon les catégories de risque du score de Brock en faible, intermédiaire et élevé. La performance discriminative du score de Brock a été évaluée par analyse de la courbe ROC, avec calcul de l’aire sous la courbe (AUC).
Résultats
Parmi les 141 patients inclus, une néoplasie pulmonaire a été diagnostiquée chez 46 patients (32,6%). Le score de Brock classait 39 patients à faible risque, 60 à risque intermédiaire et 42 à haut risque. La fréquence de néoplasie augmentait significativement avec le niveau de risque, passant de 12,8% dans le groupe à faible risque à 15,0% dans le groupe intermédiaire et à 76,2% dans le groupe à haut risque (χ²=51,70 ; p < 0,001). Comparativement au groupe à faible risque, le risque de néoplasie était significativement plus élevé dans la catégorie à haut risque (OR=21,76 ; IC95% : 6,71–70,61), sans différence significative dans la catégorie intermédiaire (OR=1,20 ; IC95% : 0,37–3,89). L’analyse ROC du score de Brock continu retrouvait une bonne capacité discriminative pour la prédiction de l’origine néoplasique avec une AUC de 0,84 (IC95% : 0,77–0,91 ; p < 0,001). Le seuil optimal de Brock était estimé à 8,5%, avec une sensibilité de 78,3% et une spécificité de 81,1%.
Conclusion
Les résultats de notre étude suggèrent que le score de Brock constitue un outil prédictif performant pour identifier les patients à risque élevé de malignité des nodules pulmonaires. Son intégration à l’évaluation initiale pourrait affiner la stratification du risque et contribuer à une orientation diagnostique plus précoce et personnalisée.