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Introduction
La bithérapie et la trithérapie inhalées occupent une place centrale dans la prise en charge de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). En vie réelle, les caractéristiques des patients recevant ces stratégies et la sévérité de leurs exacerbations restent peu décrites. L’objectif était de comparer les profils cliniques et biologiques des patients BPCO traités par bithérapie ou trithérapie inhalée et d’évaluer la sévérité et l’évolution de leurs exacerbations.
Méthodes
Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective portant sur 119 patients BPCO suivis dans un service de pneumologie entre 2021 et 2026. Les patients étaient répartis en G1, trithérapie (n=19), et G2, bithérapie (n=100). Les caractéristiques cliniques, biologiques et les paramètres de sévérité des exacerbations ont été comparés.
Résultats
L’âge moyen était comparable entre les groupes (66 ans ; p=0,70). Le tabagisme était quasi constant (100% vs 94,9% ; p=1), avec une intoxication comparable (50 vs 52,5 PA ; p=0,90). L’observance thérapeutique était comparable (47,4% vs 30% ; p=0,20). Une dyspnée sévère (mMRC 3) était plus fréquente sous bithérapie (41,2% vs 11,8% ; p=0,04). La fréquence des exacerbations d’origine infectieuse, liées à une surinfection bronchique ou à une pneumopathie, était comparable (47,4% vs 43% ; p=0,725). Les patients sous trithérapie présentaient un pH plus acide lors des exacerbations (7,29 vs 7,36 ; p=0,04), ainsi que des indices inflammatoires plus élevés : SIRI 5,57 vs 3,89 (p=0,02) et AISI 1228 vs 680,4 (p=0,03Le taux médian d’éosinophiles était de 90 vs 50/mm³ (p=0,637), avec une proportion de taux≥300/mm³ comparable (15,8% vs 9,2% ; p=0,41). ). Le recours à la corticothérapie orale était comparable (78,9% vs 83,0% ; p=0,74). Les besoins en oxygène étaient comparables (3,27 vs 3,19 L/min ; p=0,729). La sévérité des exacerbations, le recours à la réanimation et à la VNI ne différaient pas significativement (p=0,784 ; p=0,80 ; p=0,80). La durée moyenne d’hospitalisation était de 8,05 jours sous trithérapie vs 9,72 jours sous bithérapie (p=0,366). Le recours à la VAD était moins fréquent sous trithérapie (0% vs 19% ; p=0,04).
Conclusion
En vie réelle, les patients sous trithérapie présentaient des profils cliniques et biologiques différents. Malgré un pH plus acide et des indices inflammatoires plus élevés lors des exacerbations, aucune différence significative n’a été observée concernant leur sévérité globale ou leur évolution hospitalière, à l’exception d’un recours moins fréquent à la VAD sous trithérapie.