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Introduction
Chez la femme, les expositions non tabagiques, notamment à la biomasse, pourraient jouer un rôle important dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). L’objectif était de comparer les caractéristiques cliniques, les expositions, les comorbidités et la sévérité des exacerbations selon le sexe dans une cohorte hospitalière.
Méthodes
Étude rétrospective comparative portant sur 150 patients hospitalisés pour exacerbation de BPCO dans le service de pneumologie du CHU de sousse de septembre 2025 jusqu’à septembre 2026. Les caractéristiques démographiques, les expositions, les comorbidités, les données cliniques, fonctionnelles et gazométriques, les antécédents d’exacerbations et les modalités de prise en charge ont été comparés selon le sexe. Les tests de Mann-Whitney, du χ² ou exact de Fisher ont été utilisés, avec un seuil de significativité de 5%.
Résultats
La cohorte comprenait 21 femmes (14%) et 129 hommes. Les résultats sont présentés dans l’ordre femmes vs hommes. L’âge médian ne différait pas significativement (67 vs 69 ans ; p=0,66). Les femmes étaient plus souvent non-fumeuses (90,5% vs 1,6%), exposées à la biomasse (90,5% vs 14,7%) et aux facteurs professionnels (89,5% vs 47,3%), et diabétiques (57,1% vs 17,1%) ; p < 0,001 pour chacune de ces comparaisons. La proportion de patients classés GOLD 3–4 ne différait pas significativement (81,8% vs 77,4% ; p=0,61). Aucune différence significative n’était observée pour les exacerbations antérieures, les hospitalisations au cours des 12 derniers mois ou les paramètres gazométriques. L’admission en réanimation était numériquement plus fréquente chez les femmes (28,6% vs 14,0% ; p=0,11), et la prescription d’oxygène à la sortie moins fréquente (9,5% vs 29,5% ; p=0,055), sans différence significative. Le recours à une assistance ventilatoire ne différait pas significativement (52,4% vs 52,7% ; p=0,98).
Conclusion
Dans cette cohorte hospitalière, les femmes présentant une exacerbation de BPCO se distinguaient par la fréquence des expositions non tabagiques et du diabète. Ces résultats soulignent l’intérêt de rechercher les expositions à la biomasse et professionnelles chez ces patientes.