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Introduction
La spirométrie est indispensable au diagnostic et au suivi de la BPCO et de l'asthme, mais reste sous-utilisée en soins primaires : 7,2% seulement des spirométries réalisées en France le sont par des médecins généralistes (1). Les logiciels d'interprétation assistée par intelligence artificielle (IA) identifient la BPCO par la spirométrie en soins primaires avec une exactitude de 85% face à un consensus de pneumologues (2), mais leur effet sur le volume de spirométries réalisées n'a pas été évalué. AmbitionSpiro évalue l'impact de la mise à disposition de la solution IA ArtiQ sur ce volume.
Méthodes
Étude multicentrique ambispective organisationnelle dans 7 cabinets de soins primaires (28 praticiens, médecins généralistes et infirmiers en pratique avancée [IPA]), hors loi Jardé, MR-004. ArtiQ est déployé de façon échelonnée pour limiter les effets de saisonnalité ; l'étude est en cours, tous les cabinets n'en disposent pas encore. Analyse intermédiaire sur extraction gelée au 21/07/2026, mois incomplets exclus. Critère de jugement : nombre mensuel de spirométries par cabinet, avant vs après mise à disposition d'ArtiQ (test de Welch). Une analyse pré-spécifiée compare les 3 derniers mois avant déploiement aux 3 premiers mois après.
Résultats
689 spirométries ont été réalisées entre juillet 2022 et juillet 2026. ArtiQ était déployé dans 4 cabinets au gel des données ; 3 avaient un recul post-déploiement analysable. La comparaison globale montrait une hausse du volume mensuel moyen dans deux d'entre eux : 5,57 à 13,17 (+7,60 ; p< 0,001) et 2,12 à 5,00 (+2,88 ; p=0,018), non significative dans le troisième : 4,03 à 5,50 (+1,47 ; p=0,50). L'analyse en fenêtres adjacentes ne retrouvait pas cet effet : -1,00 et -0,83 spirométrie/mois dans deux cabinets, +2,00 dans le troisième (figure 1). La hausse précédait le déploiement de plusieurs mois et coïncidait avec le début d'activité d'une IPA ; les IPA représentaient 13% des praticiens mais 35% des spirométries.
Conclusion
À ce stade intermédiaire, une hausse du volume de spirométries est observée dans certains cabinets, mais n'est à ce stade pas attribuable à ArtiQ en raison de facteurs de confusion non encore contrôlés (prise de poste IPA, saisonnalité). Le faible recul post-déploiement, l'absence de dénominateur patient et la concentration de l'activité sur quelques praticiens limitent l'interprétation. L'analyse finale début janvier, incluant les cabinets non encore équipés, permettra de conclure.
Références
(1) npj Prim Care Respir Med, 2023, 33, 33
(2) ERJ Open Res, 2025, 11, 00116-2025