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Introduction
L’histiocytose langerhansienne (HL) est une néoplasie myéloïde caractérisée par l’activation de la voie MAPK. Il a été suggéré que les cellules dendritiques myéloïdes CD1c+ circulantes, également appelées cellules dendritiques conventionnelles de type 2 (cDC2), seraient des précurseurs des cellules de l’HL infiltrant les lésions. Le rôle éventuel de ces cellules dans l’HL pulmonaire (HLP) isolée n’a pas été étudié. Le but de cette étude était de caractériser les cDC2 et leurs sous-types chez des patients atteints d’HLP comparativement à des sujets fumeurs sains (FS) et de rechercher une corrélation avec l’activité de la maladie.
Méthodes
Onze patients atteints de HLP non traitée et d’activité variable ont été inclus. Cinq FS ont également été inclus dans le groupe témoin.
Les cellules dendritiques myéloïdes ont été analysées simultanément par séquençage de l’ARN en cellule unique (scRNA-seq) et par cytométrie en flux multiparamétrique, au sein des cellules mononucléées du sang périphérique. Les sous-populations des cellules dendritiques myéloïdes cDC1 (CD1c− CD141 +) et cDC2 (CD1c+ CD141 −) ont été sélectionnées en cytométrie. Les différentes sous populations de cDC2, DC2 (CD5 + CD163 −) et DC3 (CD5 − CD163 +), et leurs sous-types DC3 CD14 − et CD14 + ont été analysées.
Résultats
Les cellules dendritiques myéloïdes circulantes des patients atteints d’HLP isolée et celles des FS présentaient des profils transcriptomiques distincts. Chez les patients atteints d’HLP, les cellules dendritiques myéloïdes surexprimaient plusieurs gènes associés à l’HL. La proportion de cellules cDC2 était légèrement, mais significativement, augmentée dans l’HLP. Parmi les cellules cDC2, la proportion de cellules DC3 CD14 − était diminuée chez les patients HLP par rapport aux FS. À l’inverse, la proportion de cellules DC3 CD14 + était significativement augmentée chez les patients HLP. Ces différences ont été observées électivement chez les patients présentant une forme active de la maladie (Figure 1). De façon intéressante, les cellules DC3 CD14 + exprimaient plus fortement les marqueurs CD1a, CD207 et Jagged-2, ce qui suggère leur différenciation vers un phénotype similaire à celui des cellules de l’HL, comme cela a été observé dans les lésions d’HL pédiatriques. Le pourcentage de ces cellules DC3 CD14 + diminuait lors de la résolution de la maladie.
Conclusion
Les cellules dendritiques myéloïdes circulantes totales des patients atteints d’HLP présentent un programme histiocytaire caractéristique des processus biologiques impliqués dans la pathogénie de l’HL. Parmi les cellules cDC2, le pourcentage des cellules DC3 CD14 + est augmenté chez les patients présentant une HLP active et diminue lorsque la maladie régresse, suggérant l’implication de ces cellules dans la physiopathologie de l’HLP isolée.