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Introduction
Le syndrome de la veine cave supérieure (SVCS) correspond à une obstruction, complète ou partielle, de la veine cave supérieure, dont les principales étiologies sont néoplasiques. L’objectif de cette étude était de préciser les caractéristiques cliniques, radiologiques et étiologiques du SVCS dans notre pratique.
Méthodes
Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 160 patients présentant un SVCS, colligés dans le service de pneumologie de l’Hôpital 20 Août entre juillet 2018 et septembre 2026.
Résultats
L’âge moyen des patients était de 55,1 ans, avec une nette prédominance masculine. Un tabagisme actif était retrouvé chez 147 patients (92%). Sur le plan clinique, une dysphagie était rapportée chez 14 patients (9%) et une dysphonie chez 15 patients (9%). La radiographie thoracique objectivait un élargissement médiastinal chez 83 patients (52%) et des anomalies parenchymateuses chez 77 patients (48%). La tomodensitométrie thoracique retrouvait des adénopathies médiastinales chez 51 patients (32%), un processus tumoral médiastinal chez 46 patients (29%), un processus médiastino- pulmonaire chez 46 patients (29%) et une thrombose isolée de la veine cave supérieure chez 16 patients (10%). Une bronchoscopie souple était réalisée chez l’ensemble des patients. Elle retrouvait une infiltration tumorale chez 54 patients (34%), une compression extrinsèque chez 35 patients (22%), une sténose tumorale chez 29 patients (18%) et une muqueuse hyperhémique chez 42 patients (26%). Le diagnostic étiologique reposait principalement sur les biopsies bronchiques chez 58 patients (36%), les ponctions biopsies transpariétales chez 29 patients (18%), les ponctions biopsies pleurales chez 17 patients (11%), les biopsies sous médiastinoscopie chez 16 patients (10%) et les biopsies ganglionnaires périphériques chez 13 patients (8%). Sur le plan étiologique, un carcinome à petites cellules était retrouvé chez 94 patients (59%), une hémopathie maligne chez 40 patients (25%), tandis que l’étiologie demeurait indéterminée chez 26 patients (16%). Sur le plan thérapeutique, une corticothérapie était administrée chez 144 patients (90%) et une anticoagulation chez 64 patients (40%). L’évolution était favorable chez 37 patients (23%). Un décès était rapporté chez 56 patients (35%), tandis que 67 patients (42%) étaient perdus de vue.
Conclusion
Le syndrome de la veine cave supérieure constitue une complication potentiellement grave, dominée dans notre série par les affections malignes, notamment le carcinome à petites cellules. L’imagerie thoracique, complétée par l’obtention d’une preuve histologique lorsque celle-ci est possible, demeure essentielle pour préciser l’étiologie et orienter rapidement la prise en charge.