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Radiothérapie thoracique de clôture dans le cancer bronchique à petites cellules étendu : bénéfice en vie réelle ou sélection des patients ? Données de la cohorte KBP-2020-CPHG

Falchero L.*1 ; Debieuvre D.2 ; Di Meglio F.3 ; Letierce A.4 ; Bylicki O.5 ; Moreau L.6 ; Auvray E.7 ; Hominal S.8 ; Redureau E.9 ; Portel L.10 ; Chikouche R.11 ; François H.12 ; Dayen C.13 ; El Khanjari F.14 ; Maurer C.15 ; Beynel P.16 ; Dujon C.17 ; Ghalloussi-Tebai H.18 ; Morel H.19
1Service de Pneumologie et Cancérologie Thoracique, HNO, Villefranche-sur –Saône ; 2Service de Pneumologie, GHRMSA, Hôpital Emile Muller, Mulhouse ; 3Margaux Orange, Paris ; 4QualityStat, Morangis ; 5Service de Pneumologie, Hôpital D’instruction Des Armées Ste Anne, Toulon ; 6Service de Pneumologie, Centre Hospitalier de Colmar, Colmar ; 7Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Aix Les Bains, Aix Les Bains ; 8Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Annecy Genevois, Annecy ; 9Service de Pneumologie, Centre Hospitalier La Roche-Sur-Yon, La Roche-Sur-Yon ; 10Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Robert Boulin, Libourne ; 11Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Auxerre, Auxerre ; 12Service de Pneumologie, Centre Hospitalier De Polynésie Française, Papeete ; 13Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Saint-Quentin, Saint-Quentin ; 14Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Blois, Blois ; 15Service de Pneumologie, Centre Hospitalier, Le Raincy Montfermeil ; 16Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Fleyriat, Bourg En Bresse ; 17Service de Pneumologie, Centre Hospitalier, Versailles -Le Chesnay ; 18Service de Pneumologie, Centre Hospitalier, Cannes, Cannes ; 19Service de Pneumologie, Centre Hospitalier des Pays de Morlaix, Morlaix

Auteur correspondant : Falchero L. 

Introduction

La radiothérapie thoracique (RT) de clôture dite de Slotman peut être proposée après chimiothérapie associée ou non à l’immunothérapie chez certains patients atteints d’un cancer bronchique à petites cellules (CBPC) de stade étendu ayant répondu au traitement, en bon état général et présentant une masse extra thoracique limitée. Sa place en vie réelle reste cependant controversée et mal définie. L’objectif de cette étude est de décrire son utilisation, les caractéristiques des patients qui la reçoivent et leur survie dans la cohorte KBP-2020-CPHG.

Méthodes

Parmi les patients atteints de CBPC de stade étendu ayant reçu une première ligne de chimiothérapie±immunothérapie, ont été considérés comme ayant reçu une RT de clôture de Slotman ceux ayant reçu plus de 3 cycles de chimiothérapie, sans progression, avec une RT jusqu’à 8 semaines après la fin de la chimiothérapie. Le groupe comparateur comprenait les patients ayant reçu plus de 3 cycles sans RT et sans progression ni décès dans les 3 semaines suivant la fin de la chimiothérapie. La Survie Globale (SG) et la Survie Sans Progression en vie réelle (RwSSP) étaient calculées depuis la fin de la chimiothérapie.

Résultats

Parmi 322 patients répondant aux critères de sélection, 38 (11,8%) avaient reçu une RT de clôture et 284 n’en avaient pas reçu. Les groupes étaient comparables pour l’âge, le sexe et le performance status. Cependant, les patients irradiés présentaient moins fréquemment une maladie métastatique : 47,4% contre 93,0% dans le groupe sans RT (p< 0,0001). Parmi les patients métastatiques évaluables, un seul site métastatique était retrouvé chez 78,6% des patients irradiés contre 38,7% des non-irradiés (p=0,008). Les patients du groupe RT avaient moins fréquemment reçu une chimio-immunothérapie (26,3% vs 73,2%, p< 0,0001). La SG médiane était de 15,8 mois [IC95% : 10,6–30,4] avec RT contre 9,0 mois [7,9–10,8] sans RT. La SG à 12 et 24 mois étaient respectivement de 63,2% vs 41,5% et 31,6% vs 18,3%. La RwSSP médiane était de 4,9 mois [3,6–8,0] avec RT contre 3,2 mois [3,0–3,5] sans RT.

Conclusion

En vie réelle, la RT de clôture est rarement réalisée dans le CBPC étendu. Elle est associée à une SG non ajustée plus longue malgré un moindre recours à l'immunothérapie, mais les patients irradiés constituent une population hautement sélectionnée, notamment par leur faible charge métastatique. Ces données ne permettent donc pas d'établir un bénéfice propre de la RT et soulignent la nécessité de mieux définir les patients susceptibles d'en bénéficier à l'ère de l'immunothérapie.


Falchero L. * ; Debieuvre D. * ; Di Meglio F. * ; Letierce A. * ; Bylicki O. * ; Moreau L. * ; Auvray E. * ; Hominal S. * ; Redureau E. * ; Portel L. * ; Chikouche R. * ; François H. * ; Dayen C. * ; El Khanjari F. * ; Maurer C. * ; Beynel P. * ; Dujon C. * ; Ghalloussi-Tebai H. * ; Morel H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.